Webisode n°2 byKH : Transmedia Live Storm

Que s’est-il passé lors du Transmedia Live Storm du 18 décembre 2010 ? Ou “Ce que vous auriez pu expérimenter”

www.realtimeréalité.com de Pierre Côté un “Realtime transmedia storyteller” de Montréal, m’a accueillie avec brio pour une expérimentation transmedia en temps réel, tout comme la résidence d’artiste La Générale, celle de Paris, m’a accueillie en temps réel aussi, c’est pas peu dire.

Anita Sarkeesian www.FeministFrequency.com qui passait à la Générale

Des invités au profil “transmédiatique” du monde entier avaient rendez-vous avec nous pour un brainstorming en ligne ouvert à tous. Il y avait plusieurs moyens d’interaction : Skype audio, Skype vidéo, chat Ustream, Twitter… Des flux vidéo générés depuis Paris et Montréal étaient transmis à partir de Ustream, puis, mixés à Montréal par Pierre Côté, revenaient donc sur le site internet Realtime Réalité. Une première fenêtre vidéo (video 1) retransmettait le mix vidéo de Montréal avec les éléments qui étaient à sa disposition notamment via Skype, et la fenêtre vidéo 2 retransmettait un plan d’ensemble fixe de l’endroit où se trouvaient les brainstormers de Paris.

En simultané une projection murale dans la “boite noire” de La Générale (terme du théâtre, plateau, salle de projection, ce que vous voulez…) projetait ce même site Internet Realtime Réalité au public qui visitait le lieu lors des 3 jours de performances et installations autour du thème “Vieux et Nouveaux Média”, évènement “Obsolescence”.

Des centaines de participants sont venus en ligne. Nous avions fait le pari d’utiliser les deux langues, français et anglais, dans des séquences plus ou moins préparées. Certains internautes ne sont pas restés, certains sont intervenus dans le chat de Ustream, d’autres sur Twitter, certains ont eu la bonne idée de suivre les indications audio et de téléphoner, ou d’entrer par Skype, et enfin certains n’ont fait que regarder et se questionner. Je dois le dire, certains ont pris peur et sont partis. Fuir une expérimentation transmedia est une chose à prendre en compte du point de vue des usagers. Certains ont voulu participer et n’ont pas pu ou n’ont pas continué, autre problématique liée à l’usage. Certains avaient même prévu des interactions ludiques et originales qui n’ont pas eu lieu au final.

Dans l’ensemble les invités d’un “réseau de réseaux transmedia” (que j’essaie tant bien que mal de créer et maintenir) étaient présents ou, s’ils ont été retenus, par exemple par la naissance de leur 3ème enfant dans le cas de Simon Staffans de Finlande, ils nous ont fait signe par les moyens que vous devinez.

Mike Hemingway, à New York, nous a fait part de son expérience en tant que publicitaire; Joanne Teoh, à Singapour, continue son travail de transmission de savoir; Frédéric Dumas nous a fait la surprise de venir en vidéo depuis la Pologne; Michela Ledwidge, à Sydney, partage son expérience de créatrice, Nina Simoes est venue en ligne de Londres; on a passé un bon moment avec Robert Pratten de San Francisco et conclu avec Maud Serpin et Pierre Côté. Nous apprécions spécialement ceux qui ont animer le chat et qui ont souffert de mon stress personnel ! Et plein de petite surprises comme la visite de Antoine Moreau.

Ce qu’il ne s’est PAS passé pendant le Transmedia Live Storm. Ou “Ce que vous ne verrez jamais”

Et un grand merci au retour, feedback, du public professionnel, amateur, artistique ou profane

Ainsi des participants, simples internautes spectateurs ou invités prévus à l’avance, ou membres d’un groupe créé à cet effet (notamment sur la plateforme du Meetup Transmedia Ready) n’ont pas pu intervenir du fait de manque de préparation et d’organisation (mea culpa). Le mode d’emploi que je voulais mettre en ligne n’est pas passé et l’ensemble est donc resté à la portée de geeks ou de personnes averties. Ceci d’ailleurs ne devait pas poser de problème puisque le thème du brainstorm était bel et bien le transmedia et donc les invités préparés à l’avance auraient été sensés savoir utiliser les outils.

Il ne faut jamais attendre d’un internaute qu’il sache utiliser les outils. Un usage, un usager.

S’il y a plusieurs usages il faut donc que les usagers soient au moins très à l’aise avec l’un des outils. On ne peut pas attendre des usagers qu’ils détiennent les compétences pour tous les usages. Pas de Plug & Play donc. Des publics mélangés demandent une très grande souplesse et pas mal d’expérience et de maîtrise de la part des organisateurs, des curateurs, des opérateurs, des producteurs et des médiateurs. Mon expérience et ma maîtrise se situant ailleurs que dans un Live sur le Web ne m’ont pas aidée à reprendre la main sur le Live, qui plus est à Montréal, puisque j’étais à Paris, et que parfois je ne pouvais même plus communiquer avec Pierre qui devait gérer seul l’ensemble en temps réel avec les imprévus et les déceptions de mise en scène.

Car il était prévu de la MISE EN SCENE !

Des participants ont cherché à comprendre comment interagir avec nous. Débrouillards ils ont trouvé, malins ils nous ont quittés, fidèles ils sont encore là pour progresser avec nous. Certains participants qui avaient une préparation, et en l’occurrence moi-même, n’ont pas pu réaliser ce qui était prévu dans une mise en scène que j’avais imaginée du fait qu’il nous a manqué des complices (les aléas du direct ou de la dernière minute). Nous avons manqué de répétitions, de geeks, de skypers et de stratégie. Il nous a manqué de temps, de maîtrise et de disponibilité. Ce fut donc une vraie expérimentation et comme mon but était de faire prendre conscience de la complexité du transmedia et de la nécessité de l’expérimenter avec ses tripes, peut-être que, en fin de compte, j’ai un peu réussi ?

Mon rêve transmédiatique. Ou “Ce que nous pouvons faire”

caméra 1, caméra 2, caméra 3, caméra 4...

Dans la mise en scène imaginée s’imbriquaient des éléments ludiques et conviviaux qui devaient être rendus par le flux vidéo 2 en plan séquence d’ensemble sur  le “bocal”, un studio (ou lab comme suggéré dans la chat room) où devaient se réunir les brainstormers locaux c’est à dire à Paris, physiquement, IRL. Ce même “bocal” était accessible au public sur place à travers les vitres et notamment donnant sur un écran d’ordinateur de grand taille où on pouvait deviner ce qu’il se passait. Ce poste de travail devait accueillir les brainstormers qui entraient dans le Live avec Skype en vidéo pour poser au moins une question et répondre à au moins une question liée aux expériences transmedia.

Les questions devaient émergées de plusieurs modèles :

  • les questions des participants dans le chat,
  • celles des intervenants en audio et en vidéo,
  • celles tirées au sort par un comédien jouant le rôle du chasseur de trésor transmedia dans un jeu de cartes à jouer : “les 7 familles du transmedia” (en cours de fabrication.

Om Shanti.

De plus la vidéo 2 devait recevoir un stream vidéo généré par un Smartphone qui devait broadcaster des séquences prévues et imprévues :

Le comédien sort du bocal pour une chasse au trésor transmedia au sein de La Générale où ont lieu les performances des artistes. Il nous montre donc l’écran sur lequel est projeté le Live lui-même dans la grande “boite noire”. J’avais d’ailleurs en accessoire une mini boite noire qui pouvait passer à l’image dans le plan d’ensemble et dans laquelle le comédien devait tirer les cartes du jeu des 7 familles du transmedia…

Un brainstormer était sensé sortir du “bocal” avec le Smartphone pour nous faire une visite guidée de la Générale (interactions avec le public, extra courtes interviews…). Pour le fun j’avais imaginé que des imprévus sympathiques auraient transcendé le tout et j’ai donc appris par la suite que certains s’y étaient collés en préparant de leur côté des scènes qui auraient été broadcastées via Skype.

J’aurais pu aller encore plus loin en faisant tourner la baquette magique pour expliquer que les effets spéciaux peuvent ne pas couter si chers et qu’on était en train même d’inventer un nouveau jeu vidéo gratuit ? Va savoir… On est là pour rigoler quand même !

Bref, toute une mise en scène.

Le “Welcome in the Wonderland of Trans” faisait déjà référence à “Alice au pays des merveilles”. Bien prise à mon rêve transmédiatique, j’ai rencontré et apprécié échanger avec Maud Serpin, de Curiouser (sic!), et j’ai commencé à vivre moi-même une sorte de conte à la Lewis Carroll, passée de l’autre côté du miroir avant même d’avoir compris ce qui se déroulait.

C’est comme çà qu’il faut appréhender le transmedia. Passez par là, croyez-moi, avec les tripes c’est meilleur, c’est plus puissant et c’est plus juste par rapport au potentiel que le transmedia apporte aux créateurs et aux usagers.

Pour ce qui concerne le Transmedia Storm : “Générique de début”

Il peut être décliné. Il peut aussi être perduré. Nous avons la possibilité de créer un concept d’émission interactive en direct pour un public averti et nous avons la possibilité de décliner le concept vers des expériences transmedia qui, pour être efficaces devront avoir non seulement une excellente gestion de la communauté, et donc prendre en compte la problématique des langues, mais aussi assumer son “storytelling” de départ (ou comme dirait Curiouser “story-playing”) en se donnant les moyens de le mettre en œuvre, et, à cela, rajouter une vraie stratégie digitale et créative : une stratégie marketing ?

Pour ce faire, un cahier des charges de réalisation technique et artistique doit être rédigé et prendre en compte les expertises des différents acteurs qui entrent dans l’opération transmedia. Il ne s’agit pas de l’écriture du “story-world” avec ses “meta-data”, mais d’un ensemble de documents exactement comme une cahier des charges des clauses techniques dans le secteur de l’architecture. On a donc bien nommé un des métiers émergents dans le transmedia : le “story-architecte”.

Post Scriptum

L’évènement “Obsolescence” à La Générale Paris dans lequel le Transmedia Storm prenait place a été documenté à la manière de et pour La Télélibre.

Générique de fin

Un grand merci @nonils @MzelleCelina @ericaubrahn @marsattac @bookmore @faismoijouer (leur retour ici) et surtout un merci exquis et compréhensif @pierrecote www.gramsclo.com

Mercis détournés @Brandcasterz, aux artistes, aux suiveurs, aux détonateurs, aux agents secrets, à Lost in Transmedia. Bienvenue à Transmedia PACA. Nous sommes presque Transmedia Ready !

from Pierre Côté / Gramsclo

Qui est Pierre Côté ?

Realtime Réalité est un show transmedia immersif interactif en direct créé en 2009. C’est en 1994 que Pierre Côté fonde eMarketing la première agence interactive québécoise spécialisée dans le marketing et l’Internet. Franc succès, prix et louanges de l’industrie et contrats d’organisations prestigieuses tel que Le Cirque du Soleil et Molson et est le premier critique télévisuel à explorer activement la cyberculture sur la chaîne MusiquePlus.

En 1995, Pierre crée Cyberblack pour la bière Black Label, le premier magazine canadien transmedia exclusivement sur internet. En tant que créateur, éditeur, rédacteur en chef et webmaster, il dirige la création de plusieurs centaine de megaoctets de contenus multimédias interactifs exclusifs en direct traitant de musique alternative, de culture underground et de technologie.

Avec une communauté virtuelle solidaire et un solide réseau social, il a été le producteur des premières conversations virtuelles québécoises en temps réel. Avec des antennes à Montréal, New York, Miami et Bruxelles, Cyberblack a été le laboratoire de nombreuses personnalités du monde des communications québécoises. Antérieurement à sa carrière d’entrepreneur de l’ère numérique, pionnier des nouveaux médias québécois, il utilisait déjà activement Internet comme outil de recherche pour radio65, son émission de radio indépendante diffusée sur CISM 89,3 FM. Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal en administration des affaires, Pierre a d’abord travaillé en publicité comme concepteur, planificateur média et producteur.

En 1998 il réoriente sa carrière vers la télévision en tant que réalisateur et roule sa bosse de la salle des nouvelles aux affaires publiques en passant par les variétés et magazines, jusqu’à la télé-réalité de Loft Story et aux affaires publiques. En 2006, après un premier court-métrage de fiction, Pierre compris que la réelle opportunité pour lui comme créateur ne se ferait pas au cinéma ni à la télévision mais plutôt simultanément sur toutes les plates-formes médiatiques convergentes. Il fonde alors GRAMSCLO, studio dédié à la création transmedia immersive interactive et développe plusieurs projets de “Immersive Interactive Branded Fiction» (pour Saputo, Bonduelle, Québécor et Mazda).

Le 12 janvier 2010 Pierre Côté est instantanément devenu une source influente dans la narration transmedia en temps réel en offrant aux citoyens du monde, avant même les grands réseaux d’informations, les premières images vidéos en direct de Haïti.

Après 60 heures de production transmedia en continu, plus de 100 000 viewers et de nombreuses actions citoyennes humanitaires, Pierre s’est naturellement imposé comme une ressource d’entraide communautaire globale et indépendante. 60 jours après le tremblement de terre, il débarqua à Port-au-Prince pour poursuivre son action humanitaire sur le terrain: sensibiliser la planète à la réalité quotidienne du peuple haïtien en utilisant sa propre plateforme de communication participative transmedia en temps réel.

Consultant stratégique à l’innovation créatrice et à la convergence des médias auprès d’entreprises de communication québécoises, Pierre est un des rares artisans en Amérique du Nord à consacrer entièrement sa vie professionnelle à la création transmedia indépendante en temps réel.

“Haïti”

“Pierre Côté in Haïti”

BBC News Haiti earthquake

“Sr Cisco Network Systems Engineer needed”

“Pierre Côté est spécial”

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