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Dialectique des concepts transmedia et web social (2012)

Dans mes « TRANSMEDIA DIARIES » je livre détails personnels, anecdotes, ragots et avis très personnels, je déploie mes archives et ma mémoire visuelle et auditive travaillée grâce au médium cinéma en tant que praticienne.

(This post exists in English)

Un médium, des médias, et non !, McLuhan n’est pas du tout obsolète, bien au contraire ! Il n’est pas trop tard pour que les soi-disant experts se mettent à le revisiter (c’est d’ailleurs pratiquer au Canada. La communication est une discipline récente du 20ème siècle, qui n’a pas du tout été approfondie et c’est maintenant qu’il faut le faire. 

Communication interpersonnelle.

L’art de communiquer entre des individus… Or, cela s’applique à différentes échelles en ligne, « sur le web », car cette interaction peut-être privée mais en ligne, publique et en ligne, ou publique et sur des réseaux très ouverts avec « étiquettes », « tags », et ses mots clés associés qui donnent à l’interaction une certaine puissance et direction, parfois souhaitée mais parfois non désirée. On peut donc être agréablement surpris ou très déçu, ou tout simplement user de stratégie pour mettre l’efficience des réseaux et de la communication au service de notre message. Si l’ensemble est cohérent et permet de pénétrer un univers qui possède un vraie narration que les internautes, ainsi que les personnes de la notre vie réelle, découvrent au fur et à mesure tout en y contribuant en fonction de leur désir, alors on arrive à une communication transmédia qui n’a rien à voir avec le marketing et tout à voir avec le pouvoir de la communication et du bon usage de ses supports. 

La présence en ligne.

Cette formule dialectique me semble plus appropriée car dans l’expression « présence en ligne » il y a toutes les échelles, communication interpersonnelle incluse, mais aussi interactions publiques, simplement posées là, « sur le web », pour être alpaguées par n’importe qui et n’importe quand, puis laissées à l’abandon, ou reprises, voire commentées, et parfois remixées.

Le web social.

Cette formule que j’ai commencée à utiliser il y a deux ans, me semble toujours la plus appropriée, à mon sens personnel et professionnel, sans tenir compte des recherches académiques, mais en s’intéressant à la dimension R&D et la transdisciplinarité. Cette formule prend en compte l’aspect sociologique, sémantique, sémiotique, communicationnel, médiatique, technologique, etc.

Communication en ligne.

Cette expression semble être la formule idéale du point de vue classique, francophone et transposable. Or elle me fait penser à la communication d’entreprise, « corporate », pour son côté carré et dirigé. Communiquer en ligne peut être une interaction de « push » quand une entreprise pousse un produit vers les consommateurs, ou lorsqu’une classe dirigeante s’adresse à un groupe de façon paternaliste, ou encore dans le cadre de formulation de campagne BtoB, business to business, on reste donc dans un cadre professionnel et peu accessible au grand public. 

Le web et les réseaux, une nouvelle « synchronie ».

Et qu’on fasse la remarque de l’usage des guillemets me plait ! Car les guillemets ici dans les articles que je vous soumets, deviennent un outil de langage pour aider à la médiation de ma « communication en ligne », dans le « web social », avec une visée de « présence en ligne » et un soucis d’expression des savoirs partagés. Cette position sociale et numérique est très en phase avec un certain militantisme de la « culture ouverte », nouvelle démocratie participative encore balbutiante, qui s’évade et se restructure à chaque fois dans des actions ponctuelles en ligne, qui servent d’expérimentation à tout un chacun. Du coup, depuis que le web est accessible à tous, ou presque, des individus pratiquent une recherche appliquée fort utile à l’ensemble de la population, mais qui n’est pas encore reconnue par le milieu académique. Par contre nous savons déjà que cette pratique de R&DA, Recherche et Développement Appliqués, est fort utile à la nouvelle économie mondiale. Et ici j’emploie le terme mondial au lieu de global à bon escient.

Synchronie, synchronicité

Ce terme m’est venu tout simplement de discussions animées avec des acteurs, des comédiens, dans la veine de la pratique de Stanislavski que j’ai eu plaisir à étudier à Hunter College, City University of New York, en 1986, auprès du Professeur polonais d’art dramatique Bogdan Trukan, qui s’amusait à me parler français alors que j’étais là pour améliorer mon anglais. La méthode de Stanislavski est mentionnée dans le travail récent sur l’intelligence ce émotionnelle de Daniel Goleman.

L’idée de la synchronicité m’a poursuivie toute ma vie durant jusqu’au jour où j’ai lu le travail de Jean-François Vézina, psychologue et auteur canadien, qui m’a bien sur amenée à lire Jung . Comme Vézina, approcher la psychologie par le biais du cinéma fut une astuce qui m’a été bien utile ! Ces deux disciplines ensemble, cinéma et psychologie, m’ont extrêmement servies dans mon approche de la communication numérique. Imaginez y ajouter la discipline de la musique… J’ai vite retrouvé le terme synchronicité dans les échanges avec les pionniers du web, pour enfin avoir le plaisir de le lire dans le dernier livre de Daniel Goleman (Cultiver l’intelligence émotionnelle, Pocket, 2006, p 57), qui, heureusement rend un peu plus officiel les recherches en matières d’intelligence émotionnelle et intelligence relationnelle.

Intéressons-nous aux deux grandes disciplines parallèles et complémentaires :

la pratique des réseaux sociaux en ligne du point technologique,

et celle du point de vue de la communication humaine,

qui créent deux formes de synchronicité, l’une émanant des outils et de la programmation informatique, et l’autre émanant de l’expression et de la perception humaine.

Au sujet du terme « perception », j’y tiens fort car c’est un terme que je tiens de la théorie de la communication qui me semble plus approprié que le terme « réception » utilisé par des chercheurs français concernant la réception des œuvres par le public. Ayant aussi étudié la médiation culturelle, je fais une différence entre réception et perception, comme je fais la différence entre la synchronie des codes informatiques et la synchronie d’une pensée humaine exprimée dans une conversation en réseau social en ligne.

N’ayez pas peur des mots !

Un des objectifs de cette dialectique est de s’amuser avec les mots pour défaire les peurs face à la pratique de la transdisciplinarité, incontournable, que nous n’avons pas voulu préparer alors que le grand Edgar Morin nous avait pourtant bien prévenus ! Ma démarche est une réaction aux bien trop nombreuses mauvaises pratiques pour lesquelles nous n’aurons jamais assez pour les analyser et expliquer. Mon analyse se base sur l’observation à très long terme, comme dans la recherche scientifique médicale, et sur des expérimentations concrètes, comme dans les laboratoires de recherche médicale. C’est ma R&DA. Je parle de discipline biopharmaceutique à bon escient car c’est un sujet que je dois développer, qui est d’actualité, incluant l’approche du transhumanisme et l’usage des outils technologiques dans la « biotech » et le développement de certains secteurs économiques de pointes.

Pour conclure avec la dialectique et la R&DA.

J’insiste sur le fait que les chercheurs du monde académique sont fort séparés du monde professionnel, et donc de la transmission des savoir-faire (et c’est sans compte sur les savoir-être), spécialement en France, et que les enseignants de nouvelles matières sont souvent, voire la plupart du temps, des chercheurs ou experts qui n’ont jamais mis les mains dans le cambouis. Quelques exceptions, que j’ai agréablement constatées, me confirment cette règle par leur rareté (note). Cela pose un autre problème de société. On savait que cela allait arriver, mais j’ai pu constaté que les règles officielles et officieuses du monde académique rendent le tout obscure et médiocre, amenant des savoirs mal documentés et non vérifiés auprès d’une population au chômage qui ne sait où trouver des labels de qualité pour une économie multiculturelle et mouvante.

Identifier les mauvaises pratiques est la seule solution actuelle en communication numérique, en web social et en création transmédia, pour analyser et créer des méthodologies et faire des préconisations. Analyser ses erreurs a toujours été la méthode de progrès pour l’être humain.

La labelisation par la qualité est sans doute la prochaine niche. Startupers et politiciens, à vos marques !

Mes champions pour cet article : Edgar Morin – Brian Clark – Stuart Ewen

Une création transmédia ou un concept indéfinissable.

Article de septembre 2011 pour : www.cultural-engineering.com

Depuis quelques mois nous avons progressé dans la compréhension du terme transmédia. Ceci étant dit il reste un long travail à faire au niveau des valeurs qu’il transporte dans son univers non seulement de création, mais de communautés de l’Internet. A la base la rencontre de créations, de créateurs, d’industries, et un nombre considérable de discussions dans les réseaux sur le web, à travers des groupes et lors d’évènements privés ou publics, mais aussi des fils de discussions tant sur des plateformes ludiques, sociales que professionnelles.

La narration transmédia existe lorsque certaines conditions sont remplies et je vais m’en expliquer. Mais la narration transmédia, il me semble, est plus forte et plus durable si elle englobe des valeurs nécessaires aux bonnes pratiques de production, d’une part, et aux bonnes pratiques de la communauté au sens large, incluant le public et les usagers, qu’il s’agisse d’une audience passive, active, voire pro-active ou re-active.

Un récit est transporté et transformé. J’utilise à bon escient le mot transformation de façon à ce que les destinataires de mes messages aient dans leur esprit ce mot qui est aussi un synonyme du mot ouverture. Et non arrivons donc à la notion d’ouverture d’esprit.

Si votre récit est large et complexe il peut, grâce à la multiplicité des plateformes, des médias, s’étaler partout et se transformer en fonction du médium où l’histoire se déroule et en fonction des interactions qui vont en découler. Tout est possible. Tout reste à inventer.

Ce qu’on appelle dans les métiers des médias, le « storytelling », n’est en fait que le terme qui désigne la notion de récit, d’histoire dans le sens du conte. Ce qu’on appelle le « social media » est la forme de communication qui englobe les fonctions de l’Internet et qui est multiple dans le sens où cette communication fait appel à beaucoup de sens en même temps pour un être devenu « connecté ».

Peut importe les termes et les actions, ce qui ressort de cette imbroglio médiatique c’est que, comme d’habitude, chacun voit midi à sa porte. Les professionnels du marketing sont les plus rapides. Les industriels, vendeurs de matériel et services, mettent vite des moyens financiers et stratégies de marketing en place pour utiliser toutes les nouvelles techniques et astuces possibles pour mettre en avant leur marque. Logique. Les professionnels des industries culturelles reprennent le flambeau pour faire valoir leur talent et leur voix citoyenne. Légitime. Et les artistes arrivent en clamant leur indépendance et rappelant à tout va qu’ils avaient eu les idées avant en ressortant des dates et des études de cas, tout à fait compréhensible. Ne parlons même pas des chercheurs qui, entre temps, sont aller voir ailleurs pour être plus en phase avec leur idées (fuite des cerveaux).

En effet, ce qui a changé avec Internet, ce n’est pas seulement la totalité de nos relations et nos comportements, mais aussi la façon dont nous pouvons protéger nos valeurs et mettre en avant nos idées. Aller communiquer sur Internet est une démarche individuelle qui remet l’humain au centre de la vie sociale, politique, communicationnelle, certains diraient cognitive, et par conséquent culturelle.

La culture EST, du verbe être, elle n’a pas besoin de se dire exceptionnelle.

Le terme transmédia existe depuis bien longtemps et on s’est amusé sur le web en fouillant et en partageant à son sujet. Soit. Il fait référence à l’étude des médias, à la théorie de la communication. Il renvoi à des notions conceptuelles et non techniques. Il est toujours difficile pour des apprenants à absorber des concepts. Alors les postulats et la maïeutique peuvent aider. Poser des postulats permet de réfléchir et de discuter. La Maïeutique nous vient des philosophies grecques (encore eux) et redonne à l’humain sa valeur en l’amenant à trouver des solutions par lui-même et en étant dans une phase d’apprentissage qui le grandit.

Le fait que la technologie du 21ème siècle soit arrivée si vite dans les mains de tous les confortables citoyens des pays forts développés, a donné l’occasion au concept transmédia de démarrer une nouvelle carrière ! En effet dans les industries du cinéma et du jeu – jeu vidéo, jeu sur Internet et sur mobile – voire aussi maintenant dans l’industrie littéraire, ce terme renvoi à des notions de récit étendu sur plusieurs média qui donnent à l’histoire et à ses personnages plus d’envergure, qui donnent aux créateurs plus de possibilités de lecture, et qui actionnent les alarmes de la production et distribution de produits culturels qui génèrent des revenus.

L’utilisation du terme dans les réseaux des industries culturelles fait vite des adeptes, mais aussi rapidement des réactions vives qui invitent à une réflexion sur tous les sujets délicats : visite du droit d’auteur, modèle économique, gestion de communautés, comportements et usages du public, nouveaux métiers des médias et de la culture, transformation des modèles traditionnels, incorporation des domaines liés tels que l’éducation et la citoyenneté… Il y a une dimension politique qui émane de la création transmédia et c’est aussi ce dont parle le Professeur Henry Jenkins dans « Convergence Culture » qui devrait être traduit en français actuellement.

La narration transmédia telle que possible avec les arts et la culture, est bien plus puissante qu’une opération marketing qui veut tenter un nouveau modèle économique pour continuer à atteindre un public cible, ou qui veut expérimenter avec les usages des audiences dispersées sur les plateformes de diffusion. Elle fait appel à la reconsidération de la manière dont les créateurs travaillent ensemble ou non, avec ou pour leur public, à la manière dont les égos se reconsidèrent pour non seulement créer, faire passer un message, et atteindre un public, ou encore, faire que leur œuvre soit durable et qu’elle ne soit pas noyée dans la masse de contenus créatifs que nous avons formée. Et quand bien même j’ai pu rencontrer des créateurs qui revendiquent la création transmédia, lorsque vient le moment de la concrétisation, l’égo surchargé empêche souvent la co-création et l’anticipation sur la non-possession de l’œuvre du point de vue artistique et intellectuel.

Si une œuvre transmédia est large et complexe, même si elle peut être faite avec toutes sortes de budgets et contraintes, elle demande une association d’expertises qui doivent être conduites par un chef d’orchestre. Chacun jouant de son instrument dans une œuvre symphonique qui sera appréciée à chaque fois différemment par son public. Pour que l’œuvre puisse trouver son modèle communautaire et économique, il faut que les interprètes, les co-créateurs, soient tous associés dés le départ et que la transparence règne. C’est très difficile à faire pour des créateurs qui se sont formés au droit d’auteur et au marketing de soi-même.

Le langage utilisé par la communauté internationale de praticiens transmédia est déjà polémique en anglais, alors on peut comprendre qu’il soit tâtonnant en français. Mais lorsque l’on prend la peine d’ouvrir son esprit comme l’on ouvre un livre dans lequel tout peut arriver, on devrait être capable d’arrêter la polémique et de prendre une position progressiste d’apprenant qui ensuite nous amène vers la co-création.

Il y a certes des pré requis que nous avons, au fur et à mesure des siècles, identifiés pour pouvoir non seulement vivre en communauté, mais surtout créer en communauté, et c’est avec les médias et les pratiques numériques que tout cela prend encore plus d’ampleur. Le créateur qui sait s’ouvrir aux pratiques numériques dans toute leur fonctions et leur amplitude, peut devenir un praticien transmédia certes, mais il serait intéressant qu’il puisse aussi revenir aux traditions socioculturelles qui prennent en compte tous les médias, et pas seulement ceux qui génèrent des revenus auprès des fournisseurs d’accès à Internet.

Etant donné qu’une création transmédia est forcément plus porteuse avec au moins deux langues, et que nous avons intégré dans notre vie courante la globalisation, il va de soit que les ressources les plus abouties et intéressantes demeurent dans la langue anglaise de façon à partager avec plusieurs territoires et cultures. Il serait idiot de penser qu’il y a une prédominance américaine car, en effet, non seulement les penseurs anglophones sont souvent inspirés par des penseurs européens, voire français, mais il y aussi beaucoup d’échanges entres experts, chercheurs et praticiens de tous pays.

Mes postulats et accès à une série de liens et documentation (anglais) : http://www.slideshare.net/KHwork/transmedia-ready-masterclass-san-sebastian-film-festival-2011-bis

2011 Août (OWNI.fr)

(archives blog de KH 2011)

De Paris à Marseille à Paris en passant par tous les fuseaux horaires…

Dans mon dernier article je présente des pistes d’écriture de mon journal de bord de mon étude transmédiatique. Je suis une sorte de machine R&D indépendante qui s’est exposée par le biais d’Internet alors que je fonctionnais en sous-marin depuis trop longtemps. Je me suis exposée, j’ai pris mal. Je suis blindée. On dirait Mad Max. 

Pour avancer je dois « Parler des choses qui fâchent » comme je l’indiquait dans une liste non exhaustive de sujets où je mentionne « Argent, politique et relations humaines. » 

En effet je souhaite profiter de l’été (et donc de sa mauvaise météo) pour faire le retour des évènements que j’ai soit organisé, soit co-organisé, dont je fus l’animatrice, voire parfois la bonne à tout faire, celle qui avance l’argent de poche qui est d’ailleurs quasi jamais remboursé, ce qui est souvent le cas dans des évènements indépendants et très petit budget (« very low cost »). A ce jour, aucune de mes actions ne m’ont rapporté de l’argent. Ce qui me tient debout financièrement c’est mon travail avec ce que j’appelle maintenant des « médias traditionnels ». 

J’ai restitué ma résidence d’artiste du mois de décembre 2010 où j’ai créé le premier « TRANSMEDIA STORM», avec l’aide de Pierre Côté de Montréal, qui a donné lieu à des sentiments mitigés, y compris chez moi (non, chez moi cela a donné lieu à une énorme colère). Malgré le fait que certaines choses ne se soient pas du tout passées comme prévu, le résultat a été productif pour tout un tas de personnes et dans plusieurs pays. 

On a vu éclore des blogs, des groupes, des articles, et des reportages au sujet de la thématique « transmédia ». Ce but est donc atteint. 

A la suite de cette aventure à risque (il faut préciser que je me suis faite voler tout mon matériel informatique et vidéo que j’avais laissé sur place…), et décevante sous certains aspects, notamment au sujet de la compréhension du mot transmédia par les français et le peu d’efforts faits pour lire les ressources documentaires en anglais ; j’ai souhaité répondre à une attente concrète observée dans les fils de discussion sur les réseaux sociaux. 

J’ai donc lancé l’idée du BARCAMP INDEPENDANT, finalement appelé TRANSMEDIACAMP, ce qui veut dire : non sponsorisé par un FAI ! En fait, l’expression Barcamp indépendant est un pléonasme mal placé ! ….

EDITORIAL DE QUOI ? 

C’est donc dans la partie « Owni.fr » que je publie la partie neutre et qui va présenter quelques actions qui ont été menées à l’occasion du TRANSMEDIACAMP à Marseille au mois de Mai dernier en compagnie d’une équipe de transmédiateurs de toutes les horizons. 

-> Retour du TRANSMEDIACAMP sur Owni.fr 

Cependant, dans la rubrique « Argent, politique et relations humaines », sujet du jour, je réfléchis à la manière dont je vais éditorialiser mon expérience transmédia à la fois professionnelle et personnelle. 

S’il m’est souvent arrivé de consulter des soi-disant experts en réseaux sociaux, en « communication digitale » (numérique ?), ou autre praticien qui lance son activité autour du marketing, de la presse et de l’Internet, je me suis à chaque fois retrouvée le bec dans l’eau. Mais pour la bonne cause ! L’expérience professionnelle et le regard médiatique et créatif de la personne consultée me montrait à quel point il est important de se faire confiance à soi-même et de ne pas se laisser ni impressionner, ni manipuler par qui que ce soit ! Ce n’est pas la technique qui doit prévaloir. Oops, cela me rappelle que dans le monde du coaching, tout le monde est coach, et dans la création tout le monde est un auteur… 

Il est temps de passer et penser (et panser) aux choses sérieuses et inventer les nouveaux métiers qui naissent de la convergence des médias. 

J’ai fais le tour de la question, cherché, évalué, testé, rencontré, lu, traduis, questionné, interviewé, filmé, édité, écouté, observé et commenté… Et j’y ai mis des moyens. Le tout sans un sponsor, sans une université. Je l’ai fait par conviction, par goût pour ma propre politique culturelle et pour développer des projets expérimentaux, ce qui d’ailleurs est mon dada depuis ces fameuses années cannoises (là, oui, un livre de mémoires !).

Il me semble avoir accumulé autant d’expériences riches de polyvalence et d’éclectisme dans les domaines des média, de la culture et du cinéma, car votre humble serviteure (auteure, avec un e) fut embarquée à bord d’une discrète carrière poussée par mes petits bras dans les méandres de la société civile cosmopolite ! Depuis le temps que je cherche à écrire ma vie qui serait titrée ainsi : « Interminable du spectacle ! »  20 ans en tant qu’intermittente du spectacle. Ado je projetais des films en 35mm à la Maison des Jeunes de Cannes et au 21ème siècle j’ai assumé ma reconversion en prenant la peine de tout re-apprendre et vérifié. Oh si, oui je suis retournée à la fac et j’ai fais ma validation des acquis, mais quoi, ce qui compte c’est le cran qu’il faut pour dire que je suis vraiment « TRANSMEDIA READY» ! 

J’ai fais ma convergence individuelle. A la manière de Jung, mon individuation, et au niveau de la société, mes contributions, aussi. J’ai assumé. Et c’est sans doute pour çà que les uns et les autres sont plus ou moins reconnaissants du partage que j’ai souhaité faire et de la mise en œuvre de travaux collaboratifs. C’est l’effet miroir que l’on utilise en psycho. Il ne s’agit plus de projection sur un écran, mais de projection tout court. 

Une erreur de casting peut-être profitable à l’histoire. 

J’ai été naïve, c’est typique et j’en raconterai des pires au sujet des créations d’entreprises des années 90 dans le « show biz »… Mais voilà, je fais signe à ceux qui, plus jeune sans doute, ne font pas l’effort de vérifier et qui viennent avec leur dents rayer mon parquet : attention, j’ai bien protégé, finalement, vous savez quoi ? C’est le comble, en fait d’expertise, je l’ai, mais je ne savais pas qu’elle avait de la valeur. Les cordonniers sont les plus mal chaussés. Et ce sont justement les valeurs humaines que je cherche à faire avancer, et pas la branlette du web 2.0 ou des innovations de ceci et de cela, et quand on creuse, on voit tous les défauts. Il ne faut passer une couche de vernis, il faut nettoyer, désinfecter, recoudre et reprogrammer, tout est là pour que çà marche. Pour çà je suis prête car les valeurs passent avant tout, ce n’est pas la technique qui prône, c’est notre HISTOIRE et nos VALEURS. 

 Etre prêts ce n’est pas avoir son K-Bis ou le dernier ou premier site web, ou son énième follower, ou savoir reprendre et rediriger, être prêts c’est cette polyvalente transformation qui fait que l’on sait optimiser ce que les autres ont avant tout avec grâce et gratitude et toujours, toujours, avec du travail et du talent ! L’un ne peut aller sans l’autre. 

La valeur de la valeur, c’est ce qui fait craindre et gagner en même temps, c’est la valeur du marketing 3.0 et de la prochaine étape dans la construction des méthodologies de travail dans le monde global et convergé.  

Et donc ce TRANSMEDIACAMP ? 

Voici les coulisses : 

Je tiens à remercier une personne tout particulièrement pour sa fidélité et son intégrité : @Marsattac, aka EMMANUEL BETHOUX, qui a fait un travail extraordinaire de veille, de restitution et de service pour la communauté sur la thématique transmédia afin de faire des ponts entre les praticiens et chercheurs indépendants et toute la panoplie de ressources en ligne. 

Je tiens à remercier FERNANDO CARRION pour m’avoir « choppée » sur le net et avoir su me faire travailler de la façon la plus productive possible en donnant des moyens, une opportunité et surtout de la confiance et un accompagnement. Il a produit et animé le 1er TRANSMEDIA LIVING LAB Madrid 2011. Fernando est un vrai producteur/curateur ;-)

Merci à HENRY JENKINS, CHRISTY DENA, ANITA ONDINE, ROBERT PRATTEN, SCOTT WALKER et ALISON NORRINGTON, pour faire les signaux qu’il faut. 

Merci à CYNTHIA JABAR pour m’avoir aidée à lancer le « Jeu des 7 familles transmédia » qui a une longue vie devant lui.  Merci à tous ceux qui ont su apporter un soutien à des moments particuliers de questionnement, vous êtes nombreux et actifs. 

Tip of the day (conseil du jour) 

 Soyez PRO-actifs, avec le mot PRO devant, cela sera encore plus PROductif, vous en avez les capacités. 

Faites aussi en sorte de respecter vos valeurs humaines de façon intrinsèque, c’est ce qui va permettre d’aller vers l’excellence de façon à ce que les PROjets soient en phase avec vous et votre audience (si vous souhaitez en avoir une).