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2014 Transmedia Diaries 

Nous entrons dans une autre phase, celle du retour en philosophie. 

Pour 2015 je prédis la prise de conscience du besoin d’éthique dans les pratiques en réseaux sociaux et pratiques transmédiatiques en tout genre. Je prédis l’émergence du “management politique” moderne” qui fait partie d’un mouvement “NOUVELLE RENAISSANCE”, que j’appelle aussi “Renaissance Créative”, nouvelle parce que différente de l’originale des 15 et 16ème siècles. Pour le 21ème je prédis « L’industrie du Soi », le retour du grand questionnement de la démocratie, le grand chamboulement du féminisme, la nécessité de progrès, une fois les effets de mode retombés, ce qui arrive maintenant, nous entrons dans une autre phase, celle du retour en philosophie. Ce n’est pas pour rien si Socrate est souvent cité dans les blogs et les « vraies » œuvres littéraires. 

J’insiste sur l’usage de lettres capitales au mots clés, “mots titres”, comme c’est le cas en anglais. Je crée ma langue du web, me permettant exceptions orthographiques et syntaxiques choisies pour cette “Renaissance” qui a lieu aussi dans les langues. Une langue universelle est en train de naître par le web sémantique. Or, il est très difficile de reprendre l’écriture après la période vécue de 2011 à 2014 que je publierai bientôt dans les « Transmedia Diaries » en français. Passer à 2015 est une étape lourde et attendue, porteuse de l’expérience du passé, long. Devrais-je dire le “contenu” du passé ? Car dès l’an 2000 je prononçais les termes “contenus” et “contenants” pour expliquer les nouvelles formes de communication et de fabrication de tout message sur tous supports, faisant référence aux contenus produits pour les écrans depuis l’invention du cinéma, et à une révolution numérique, très largement entamée dans les années 90, que je prenais de plein fouet et maîtrisait de plein grès dans mon travail et dans ma création dans le cinéma et l’audiovisuel.

Avec l’ère « digitale » … – Je hais le mot « digital » qui ne veut rien dire en français, il remplace le terme « numérique » à mauvais escient – Et avec la mode du développement personnel à tout va, « l’industrie du Soi » est née. Elle souhaite contre-balancer avec le consumérisme mais en réalité en fait partie. Pour ma part je l’ai abordée dans toutes ses coutures depuis les années 80, évitant les pièges tant bien que mal, jusqu’à me former à des techniques d’analyse et de coaching, piochant dans la littérature et les séminaires pour faire un mélange Euro-américain (j’adore mes origines belges !). Aussi j’ai pensé que je pouvais en tirer partie pour mes travaux créatifs, la médiation et le travail de conseil stratégique. 

Tout est lié et se tient ensemble dans un système complexe.

Parce que mon point d’orgue est de prouver que tout est lié et se tient ensemble dans un système complexe, pour reprendre un terme et un thème d’Edgar Morin – que j’ai bien sur aussi rencontré et qui m’a inspiré la grand thème de la transdisciplinarité. Je lie les principes du développement personnel aux pratiques du marketing, du storytelling, de la communication et du management du 21ème siècle. Je fais de l’analyse non synthétique car le monde d’aujourd’hui est trop complexe pour que l’on oublie qu’Edgar Morin nous avait prévenus avec sa théorie de la complexité. On est plein dedans ! Et bien sur cela s’applique au concept transmédia qui de loin est autre chose que celui qui se répand dans le monde du divertissement, du marketing et du web !  

Cela s’applique aussi à la vie politique. Tout s’applique à la politique. Et je n’ai pas de mots pour dire que le “management politique” est une action, une profession, une spécialité, qui ne doit surtout pas être l’apanage des élus, des énarques ou des hommes de pouvoir, le management politique doit émerger vite, haut et fort, pour les êtres doués de bon sens, surtout pour les femmes. 

Pour 2015, pas besoin de travailler dans une agence de pub pour tirer et prédire des tendances. 

L’expérience de la vie et l’expérience professionnelle donnent raison à chacun qui saura user de bonnes pratiques. La polyvalence, la qualité et les nouvelles bonnes pratiques sont de mise. Fin du « bullshitting » du web et du transmédia. Les tendances sont déjà évidentes, reste à voir si elles vont être traitées avec éthique, soin et application : 

– l’éthique, l’éthique des média, l’éthique du web social

– la Nouvelle Renaissance, la renaissance créative

– le management politique

– la langue universelle, le web sémantique

– l’industrie du soi

– et deux sujets qui passent de l’intelligence économique au grand public : la santé et l’éducation.

Aussi en 2014 est né le format d’atelier TRANSMEDIA MIX. Je traite ce sujet, l’éducation, avec un blog dédié créé lors de événement que j’ai produis en Juin 2014 au Centre Pompidou avec l’IRI – Institut de Recherche et d’Innovation – que je remercie vivement pour m’avoir donné carte blanche et accompagnée pendant plusieurs mois.

Composite des formats « Barcamp » et hackathon, d’où le nom proposé d’ailleurs par Samuel Bausson (@samuelbausson) dans une conversation sur Twitter. (Je rappelle le premier TransmediaCamp de 2011 an Mai à Marseille : http://barcamp.org/w/page/39375003/Transmedia-Ready-Think-Do-Tank). Le Transmedia Mix fut l’ultime preuve de concept pour le jeu des 7 familles transmédia et reste une base de coaching de projets dans le domaine de l’éducation et de la création transmédia, format concret qui accompagne la marque de fabrique Transmedia Ready comme à l’origine de la création du concept en 2010. 

2014 est l’année de la fin du « Meetup Transmedia France/Alliance » http://www.meetup.com/TransmediaFrance/ pour me remercier d’avoir assumé le rôle de pionnière pendant 4 ans ! Nous nous sommes rapprochés du COGLAB http://www.coglab.fr/ et redirigeons les membres du groupe vers leur Meetup. Le dernier Meetup Transmedia en commun fut très riche et très sympa, il va dans le sens éthiques et philosophique que je voulais donner à ce mouvement, en phase avec la culture du hacking et de l’open source. 

Pour la coopération internationale il existe le groupe ouvert en Linkedin : Transmedia Alliance.  https://www.linkedin.com/groups/TRANSMEDIA-ALLIANCE-3936224/about

Et pour le partage d’information concernant les pratiques, les méthodologies et les projets j’ai créé le tout premier groupe Facebook sur le sujet transmédia en 2010 à l’occasion de l’événement en temps réel, le Transmedia Live Storm, avec Pierre Côté de Montréal, lors d’une résidence d’artiste à Paris > http://youtu.be/IQL522c7Kt8 merci @EmmanuelBethoux. Tout est parti de là.  Juste après d’autres groupes se sont créés, similaires, piochant leur motivation en m’envoyant des messages avec des demandes et des questions, et ce de tout pays. Mon idée derrière tout çà ? A suivre…

2014 fut l’année de ma participation au mouvement de Michael Margolis, @Getstoried, « Story U », travail de création narrative avec lequel je fais des parallèles avec le jeu des 7 familles transmédia qui me sert tout le temps pour réfléchir et dialoguer (Design Thinking). Bien sur j’avais rencontré Michael dans le « Network of Networks » que j’avais commencé… Un des résultats de la convergence avec #StoryU est une diapo qui sera révisée (ci-dessous).

Conclure un article traversant 2014 – 2015 n’est pas aisé car tout est mouvant. Le livre de Nathalie Loiseau, « Choisissez tout  » est porteur de vérités tout en ouvrant l’horizon avec le renouveau du féminisme. Ce sujet fait partie de la « Nouvelle Renaissance » que vous voyez poindre et grandir dans le monde entier. Le lien euro-américain est le livre de James Altucher, « Choose Yourself », James qui anime une conversation en ligne sur Twitter avec tous, ainsi que des émissions de radio indépendantes.  Investisseur dans la tech reconverti en une sorte de guru de geeks qui font du yoga les samedis. 

Mais, bon sang, c’est bien du livre de Edgar Morin, « Pour sortir du XXème siècle » que vous allez accepter les évidences… Edgar Morin et la transdisciplinarité.

http://www.ina.fr/video/I08017748

Social Web and Transmedia Concepts Dialectics (2012)

One medium, several media, and no! McLuhan is not at all obsolete, it is quite the contrary! It is not too late for the so-called experts to revisit it (this is a practice in Canada). Communications (plural) is a recent discipline of the 20th century that has not been deepened and this should be done now. 

(Cet article existe en français)

Interpersonal communication.

The art of communicating between individuals … However, this applies to different scales online, « on the web », because this interaction may be private but online; or public and online; or public and very open with tags and its associated keywords that give the interaction a certain its power and direction, sometimes desired but sometimes unwanted. We can therefore be pleasantly surprised or disappointed, or we can use strategy to « web-social-network » with efficiency, and communicate our message. If the set of communications is consistent and can penetrate a universe that has a real story, online and in real life, to discover progressively while contributing according to our desire, then we arrive at a transmedia communication that has nothing to do with marketing and everything to do with the power of communication and the proper use of its multiple tools.

Online presence.

This dialectic formula seems more appropriate, with the phrase « online présence » there are all scales including interpersonal communication as well as marketing and public interactions, just being there « on the web » to be caught by any of us at any time, then abandoned, listed, commented and sometimes remixed.

The social web.

The formula that I started using two years ago (* 2011) still seems to be the most appropriate for my personal and professional opinion, regardless of academic research. By focusing on R&D and transdisciplinary, this formula takes into account the sociological aspects, semantics, semiotics, communications, media, technology, etc.

Online communication.

This expression seems to be the ideal formula for a classical point of view, but it reminds me of corporate communications and led to its square side. Online communication interaction can be a « push » when a company markets a product to consumers, or when a « ruling class » addresses a group in a paternalistic manner, or under the formulation of a BtoB campaign – business to business – it remains too professional and not very accessible to the general public.

Web and networks, a new « synchrony »

Yes, I use a lot of quotation marks! In the articles I am submitting to you readers, it helps to manage our language and mediate the online communication I am reaching out to you on the social web! With a target for online presence, and concern for self-expression and shared knowledge. This social and digital positioning is very much in line with current activism, and participatory democracy in its infancy. It spreads and restructures each time with entry points on online actions, which are used for experimentation in the “open culture”. Since the web is now more accessible to all, the practice of individuals is useful and applies to the entire population. we already know that my practice of « AR&D » , Applied Research and Development (?), is very useful to the new global economy. And here I use the term “international” instead of “global” on purpose and specifically to refer to international cooperation.

Synchrony, synchronicity

This term came to me with lively discussions with actors (comedians, « acteurs de théâtre ») in the vein of the practice of Stanislawsky which I enjoyed studying at Hunter College, City University of New York in 1986, with polish Professor Bogdan Trukan, who was amusingly speaking French while I was there to improve my English. The idea of synchronicity has pursued me until I read the work of Jean-François Vézina, Canadian psychologist and author, and this of course led me to read Jung. Vézina is approaching psychology with the artistic discipline of cinema, and this is a useful tip I have been using a lot! These two disciplines together, film and psychology, have served me extremely in my approach to digital communication. Imagine adding the discipline of music … I quickly found the term synchronicity with the web pioneers to finally have the pleasure of reading the last book by Daniel Goleman which fortunately makes it a little more formal for the discipline of emotional intelligence and social intelligence. I am interested in those two parallel and complementary disciplines: the practice of online social networks in terms of technology,

and that of the point of view of human communications,

creating two forms of synchronicity, one from computer programming and the other from human expression and perception.

Regarding the term perception, I stand strong with it because it is a term I got from the theory of communications which seems more appropriate than the term « reception » used by French researchers for the reception of artistic works by the public. Having also studied cultural mediation, I make a difference between perception and reception as I distinguish between the synchrony of computer codes and the synchrony of human thoughts expressed in an online conversation and social networks.

Do not be afraid of vocabulary!

The purpose of this dialectic is to have fun with words to defeat the fears about the practice of transdisciplinarity, an inescapable (unavoidable) practice. We did not take for granted the warnings from the great Edgar Morin… My approach is a reaction to the far too many bad practices, especially in France, for which we will never have enough time to explain and analyze. My analysis is based on very long-term observations, as in medical research, and practical experiments, such as in medical research laboratories. This is my « AR&D » in my Think&Do Tank. I talk about the pharmaceutical discipline on purpose because this topic will be developed and it is very much a current trendy topic in innovation. It includes the approach of transhumanism and the use of technological tools in biotech, and the development of certain (“de pointe”) economic sectors (this is written in 2011…).

To conclude with dialectics and « AR&D »…

Academic researchers are very separated from the business world, especially in France. People are teaching new disciplines with no materials and references, most of the time researchers have not been having a career or a professional role, and do not put their hands in the dirt (I have happily found some exceptions confirming this rule with its rarety). This addresses another societal issue. We knew this would happen but I have found that the formal and informal rules of academia make this obscure and poor, bringing poorly documented work and unverified knowledge to an unemployed population who do not know where to find labels of quality.

Analyzing bad practices is the only current solution in transmedia communication and the social web, to analyze and create methodologies and make recommendations. Analyzing one’s mistakes has always been the way of progress for human beings.

Labeling the quality is probably the next niche. Startuppers and politicians, on your marks!

My champions for this article: Edgar Morin – Brian Clark – Stuart Ewen

Dialectique des concepts transmedia et web social (2012)

Dans mes « TRANSMEDIA DIARIES » je livre détails personnels, anecdotes, ragots et avis très personnels, je déploie mes archives et ma mémoire visuelle et auditive travaillée grâce au médium cinéma en tant que praticienne.

(This post exists in English)

Un médium, des médias, et non !, McLuhan n’est pas du tout obsolète, bien au contraire ! Il n’est pas trop tard pour que les soi-disant experts se mettent à le revisiter (c’est d’ailleurs pratiquer au Canada. La communication est une discipline récente du 20ème siècle, qui n’a pas du tout été approfondie et c’est maintenant qu’il faut le faire. 

Communication interpersonnelle.

L’art de communiquer entre des individus… Or, cela s’applique à différentes échelles en ligne, « sur le web », car cette interaction peut-être privée mais en ligne, publique et en ligne, ou publique et sur des réseaux très ouverts avec « étiquettes », « tags », et ses mots clés associés qui donnent à l’interaction une certaine puissance et direction, parfois souhaitée mais parfois non désirée. On peut donc être agréablement surpris ou très déçu, ou tout simplement user de stratégie pour mettre l’efficience des réseaux et de la communication au service de notre message. Si l’ensemble est cohérent et permet de pénétrer un univers qui possède un vraie narration que les internautes, ainsi que les personnes de la notre vie réelle, découvrent au fur et à mesure tout en y contribuant en fonction de leur désir, alors on arrive à une communication transmédia qui n’a rien à voir avec le marketing et tout à voir avec le pouvoir de la communication et du bon usage de ses supports. 

La présence en ligne.

Cette formule dialectique me semble plus appropriée car dans l’expression « présence en ligne » il y a toutes les échelles, communication interpersonnelle incluse, mais aussi interactions publiques, simplement posées là, « sur le web », pour être alpaguées par n’importe qui et n’importe quand, puis laissées à l’abandon, ou reprises, voire commentées, et parfois remixées.

Le web social.

Cette formule que j’ai commencée à utiliser il y a deux ans, me semble toujours la plus appropriée, à mon sens personnel et professionnel, sans tenir compte des recherches académiques, mais en s’intéressant à la dimension R&D et la transdisciplinarité. Cette formule prend en compte l’aspect sociologique, sémantique, sémiotique, communicationnel, médiatique, technologique, etc.

Communication en ligne.

Cette expression semble être la formule idéale du point de vue classique, francophone et transposable. Or elle me fait penser à la communication d’entreprise, « corporate », pour son côté carré et dirigé. Communiquer en ligne peut être une interaction de « push » quand une entreprise pousse un produit vers les consommateurs, ou lorsqu’une classe dirigeante s’adresse à un groupe de façon paternaliste, ou encore dans le cadre de formulation de campagne BtoB, business to business, on reste donc dans un cadre professionnel et peu accessible au grand public. 

Le web et les réseaux, une nouvelle « synchronie ».

Et qu’on fasse la remarque de l’usage des guillemets me plait ! Car les guillemets ici dans les articles que je vous soumets, deviennent un outil de langage pour aider à la médiation de ma « communication en ligne », dans le « web social », avec une visée de « présence en ligne » et un soucis d’expression des savoirs partagés. Cette position sociale et numérique est très en phase avec un certain militantisme de la « culture ouverte », nouvelle démocratie participative encore balbutiante, qui s’évade et se restructure à chaque fois dans des actions ponctuelles en ligne, qui servent d’expérimentation à tout un chacun. Du coup, depuis que le web est accessible à tous, ou presque, des individus pratiquent une recherche appliquée fort utile à l’ensemble de la population, mais qui n’est pas encore reconnue par le milieu académique. Par contre nous savons déjà que cette pratique de R&DA, Recherche et Développement Appliqués, est fort utile à la nouvelle économie mondiale. Et ici j’emploie le terme mondial au lieu de global à bon escient.

Synchronie, synchronicité

Ce terme m’est venu tout simplement de discussions animées avec des acteurs, des comédiens, dans la veine de la pratique de Stanislavski que j’ai eu plaisir à étudier à Hunter College, City University of New York, en 1986, auprès du Professeur polonais d’art dramatique Bogdan Trukan, qui s’amusait à me parler français alors que j’étais là pour améliorer mon anglais. La méthode de Stanislavski est mentionnée dans le travail récent sur l’intelligence ce émotionnelle de Daniel Goleman.

L’idée de la synchronicité m’a poursuivie toute ma vie durant jusqu’au jour où j’ai lu le travail de Jean-François Vézina, psychologue et auteur canadien, qui m’a bien sur amenée à lire Jung . Comme Vézina, approcher la psychologie par le biais du cinéma fut une astuce qui m’a été bien utile ! Ces deux disciplines ensemble, cinéma et psychologie, m’ont extrêmement servies dans mon approche de la communication numérique. Imaginez y ajouter la discipline de la musique… J’ai vite retrouvé le terme synchronicité dans les échanges avec les pionniers du web, pour enfin avoir le plaisir de le lire dans le dernier livre de Daniel Goleman (Cultiver l’intelligence émotionnelle, Pocket, 2006, p 57), qui, heureusement rend un peu plus officiel les recherches en matières d’intelligence émotionnelle et intelligence relationnelle.

Intéressons-nous aux deux grandes disciplines parallèles et complémentaires :

la pratique des réseaux sociaux en ligne du point technologique,

et celle du point de vue de la communication humaine,

qui créent deux formes de synchronicité, l’une émanant des outils et de la programmation informatique, et l’autre émanant de l’expression et de la perception humaine.

Au sujet du terme « perception », j’y tiens fort car c’est un terme que je tiens de la théorie de la communication qui me semble plus approprié que le terme « réception » utilisé par des chercheurs français concernant la réception des œuvres par le public. Ayant aussi étudié la médiation culturelle, je fais une différence entre réception et perception, comme je fais la différence entre la synchronie des codes informatiques et la synchronie d’une pensée humaine exprimée dans une conversation en réseau social en ligne.

N’ayez pas peur des mots !

Un des objectifs de cette dialectique est de s’amuser avec les mots pour défaire les peurs face à la pratique de la transdisciplinarité, incontournable, que nous n’avons pas voulu préparer alors que le grand Edgar Morin nous avait pourtant bien prévenus ! Ma démarche est une réaction aux bien trop nombreuses mauvaises pratiques pour lesquelles nous n’aurons jamais assez pour les analyser et expliquer. Mon analyse se base sur l’observation à très long terme, comme dans la recherche scientifique médicale, et sur des expérimentations concrètes, comme dans les laboratoires de recherche médicale. C’est ma R&DA. Je parle de discipline biopharmaceutique à bon escient car c’est un sujet que je dois développer, qui est d’actualité, incluant l’approche du transhumanisme et l’usage des outils technologiques dans la « biotech » et le développement de certains secteurs économiques de pointes.

Pour conclure avec la dialectique et la R&DA.

J’insiste sur le fait que les chercheurs du monde académique sont fort séparés du monde professionnel, et donc de la transmission des savoir-faire (et c’est sans compte sur les savoir-être), spécialement en France, et que les enseignants de nouvelles matières sont souvent, voire la plupart du temps, des chercheurs ou experts qui n’ont jamais mis les mains dans le cambouis. Quelques exceptions, que j’ai agréablement constatées, me confirment cette règle par leur rareté (note). Cela pose un autre problème de société. On savait que cela allait arriver, mais j’ai pu constaté que les règles officielles et officieuses du monde académique rendent le tout obscure et médiocre, amenant des savoirs mal documentés et non vérifiés auprès d’une population au chômage qui ne sait où trouver des labels de qualité pour une économie multiculturelle et mouvante.

Identifier les mauvaises pratiques est la seule solution actuelle en communication numérique, en web social et en création transmédia, pour analyser et créer des méthodologies et faire des préconisations. Analyser ses erreurs a toujours été la méthode de progrès pour l’être humain.

La labelisation par la qualité est sans doute la prochaine niche. Startupers et politiciens, à vos marques !

Mes champions pour cet article : Edgar Morin – Brian Clark – Stuart Ewen