Archives pour la catégorie Webisodes KH archives

2014 Transmedia Diaries 

Nous entrons dans une autre phase, celle du retour en philosophie. 

Pour 2015 je prédis la prise de conscience du besoin d’éthique dans les pratiques en réseaux sociaux et pratiques transmédiatiques en tout genre. Je prédis l’émergence du “management politique” moderne” qui fait partie d’un mouvement “NOUVELLE RENAISSANCE”, que j’appelle aussi “Renaissance Créative”, nouvelle parce que différente de l’originale des 15 et 16ème siècles. Pour le 21ème je prédis « L’industrie du Soi », le retour du grand questionnement de la démocratie, le grand chamboulement du féminisme, la nécessité de progrès, une fois les effets de mode retombés, ce qui arrive maintenant, nous entrons dans une autre phase, celle du retour en philosophie. Ce n’est pas pour rien si Socrate est souvent cité dans les blogs et les « vraies » œuvres littéraires. 

J’insiste sur l’usage de lettres capitales au mots clés, “mots titres”, comme c’est le cas en anglais. Je crée ma langue du web, me permettant exceptions orthographiques et syntaxiques choisies pour cette “Renaissance” qui a lieu aussi dans les langues. Une langue universelle est en train de naître par le web sémantique. Or, il est très difficile de reprendre l’écriture après la période vécue de 2011 à 2014 que je publierai bientôt dans les « Transmedia Diaries » en français. Passer à 2015 est une étape lourde et attendue, porteuse de l’expérience du passé, long. Devrais-je dire le “contenu” du passé ? Car dès l’an 2000 je prononçais les termes “contenus” et “contenants” pour expliquer les nouvelles formes de communication et de fabrication de tout message sur tous supports, faisant référence aux contenus produits pour les écrans depuis l’invention du cinéma, et à une révolution numérique, très largement entamée dans les années 90, que je prenais de plein fouet et maîtrisait de plein grès dans mon travail et dans ma création dans le cinéma et l’audiovisuel.

Avec l’ère « digitale » … – Je hais le mot « digital » qui ne veut rien dire en français, il remplace le terme « numérique » à mauvais escient – Et avec la mode du développement personnel à tout va, « l’industrie du Soi » est née. Elle souhaite contre-balancer avec le consumérisme mais en réalité en fait partie. Pour ma part je l’ai abordée dans toutes ses coutures depuis les années 80, évitant les pièges tant bien que mal, jusqu’à me former à des techniques d’analyse et de coaching, piochant dans la littérature et les séminaires pour faire un mélange Euro-américain (j’adore mes origines belges !). Aussi j’ai pensé que je pouvais en tirer partie pour mes travaux créatifs, la médiation et le travail de conseil stratégique. 

Tout est lié et se tient ensemble dans un système complexe.

Parce que mon point d’orgue est de prouver que tout est lié et se tient ensemble dans un système complexe, pour reprendre un terme et un thème d’Edgar Morin – que j’ai bien sur aussi rencontré et qui m’a inspiré la grand thème de la transdisciplinarité. Je lie les principes du développement personnel aux pratiques du marketing, du storytelling, de la communication et du management du 21ème siècle. Je fais de l’analyse non synthétique car le monde d’aujourd’hui est trop complexe pour que l’on oublie qu’Edgar Morin nous avait prévenus avec sa théorie de la complexité. On est plein dedans ! Et bien sur cela s’applique au concept transmédia qui de loin est autre chose que celui qui se répand dans le monde du divertissement, du marketing et du web !  

Cela s’applique aussi à la vie politique. Tout s’applique à la politique. Et je n’ai pas de mots pour dire que le “management politique” est une action, une profession, une spécialité, qui ne doit surtout pas être l’apanage des élus, des énarques ou des hommes de pouvoir, le management politique doit émerger vite, haut et fort, pour les êtres doués de bon sens, surtout pour les femmes. 

Pour 2015, pas besoin de travailler dans une agence de pub pour tirer et prédire des tendances. 

L’expérience de la vie et l’expérience professionnelle donnent raison à chacun qui saura user de bonnes pratiques. La polyvalence, la qualité et les nouvelles bonnes pratiques sont de mise. Fin du « bullshitting » du web et du transmédia. Les tendances sont déjà évidentes, reste à voir si elles vont être traitées avec éthique, soin et application : 

– l’éthique, l’éthique des média, l’éthique du web social

– la Nouvelle Renaissance, la renaissance créative

– le management politique

– la langue universelle, le web sémantique

– l’industrie du soi

– et deux sujets qui passent de l’intelligence économique au grand public : la santé et l’éducation.

Aussi en 2014 est né le format d’atelier TRANSMEDIA MIX. Je traite ce sujet, l’éducation, avec un blog dédié créé lors de événement que j’ai produis en Juin 2014 au Centre Pompidou avec l’IRI – Institut de Recherche et d’Innovation – que je remercie vivement pour m’avoir donné carte blanche et accompagnée pendant plusieurs mois.

Composite des formats « Barcamp » et hackathon, d’où le nom proposé d’ailleurs par Samuel Bausson (@samuelbausson) dans une conversation sur Twitter. (Je rappelle le premier TransmediaCamp de 2011 an Mai à Marseille : http://barcamp.org/w/page/39375003/Transmedia-Ready-Think-Do-Tank). Le Transmedia Mix fut l’ultime preuve de concept pour le jeu des 7 familles transmédia et reste une base de coaching de projets dans le domaine de l’éducation et de la création transmédia, format concret qui accompagne la marque de fabrique Transmedia Ready comme à l’origine de la création du concept en 2010. 

2014 est l’année de la fin du « Meetup Transmedia France/Alliance » http://www.meetup.com/TransmediaFrance/ pour me remercier d’avoir assumé le rôle de pionnière pendant 4 ans ! Nous nous sommes rapprochés du COGLAB http://www.coglab.fr/ et redirigeons les membres du groupe vers leur Meetup. Le dernier Meetup Transmedia en commun fut très riche et très sympa, il va dans le sens éthiques et philosophique que je voulais donner à ce mouvement, en phase avec la culture du hacking et de l’open source. 

Pour la coopération internationale il existe le groupe ouvert en Linkedin : Transmedia Alliance.  https://www.linkedin.com/groups/TRANSMEDIA-ALLIANCE-3936224/about

Et pour le partage d’information concernant les pratiques, les méthodologies et les projets j’ai créé le tout premier groupe Facebook sur le sujet transmédia en 2010 à l’occasion de l’événement en temps réel, le Transmedia Live Storm, avec Pierre Côté de Montréal, lors d’une résidence d’artiste à Paris > http://youtu.be/IQL522c7Kt8 merci @EmmanuelBethoux. Tout est parti de là.  Juste après d’autres groupes se sont créés, similaires, piochant leur motivation en m’envoyant des messages avec des demandes et des questions, et ce de tout pays. Mon idée derrière tout çà ? A suivre…

2014 fut l’année de ma participation au mouvement de Michael Margolis, @Getstoried, « Story U », travail de création narrative avec lequel je fais des parallèles avec le jeu des 7 familles transmédia qui me sert tout le temps pour réfléchir et dialoguer (Design Thinking). Bien sur j’avais rencontré Michael dans le « Network of Networks » que j’avais commencé… Un des résultats de la convergence avec #StoryU est une diapo qui sera révisée (ci-dessous).

Conclure un article traversant 2014 – 2015 n’est pas aisé car tout est mouvant. Le livre de Nathalie Loiseau, « Choisissez tout  » est porteur de vérités tout en ouvrant l’horizon avec le renouveau du féminisme. Ce sujet fait partie de la « Nouvelle Renaissance » que vous voyez poindre et grandir dans le monde entier. Le lien euro-américain est le livre de James Altucher, « Choose Yourself », James qui anime une conversation en ligne sur Twitter avec tous, ainsi que des émissions de radio indépendantes.  Investisseur dans la tech reconverti en une sorte de guru de geeks qui font du yoga les samedis. 

Mais, bon sang, c’est bien du livre de Edgar Morin, « Pour sortir du XXème siècle » que vous allez accepter les évidences… Edgar Morin et la transdisciplinarité.

http://www.ina.fr/video/I08017748

Social Web and Transmedia Concepts Dialectics (2012)

One medium, several media, and no! McLuhan is not at all obsolete, it is quite the contrary! It is not too late for the so-called experts to revisit it (this is a practice in Canada). Communications (plural) is a recent discipline of the 20th century that has not been deepened and this should be done now. 

(Cet article existe en français)

Interpersonal communication.

The art of communicating between individuals … However, this applies to different scales online, « on the web », because this interaction may be private but online; or public and online; or public and very open with tags and its associated keywords that give the interaction a certain its power and direction, sometimes desired but sometimes unwanted. We can therefore be pleasantly surprised or disappointed, or we can use strategy to « web-social-network » with efficiency, and communicate our message. If the set of communications is consistent and can penetrate a universe that has a real story, online and in real life, to discover progressively while contributing according to our desire, then we arrive at a transmedia communication that has nothing to do with marketing and everything to do with the power of communication and the proper use of its multiple tools.

Online presence.

This dialectic formula seems more appropriate, with the phrase « online présence » there are all scales including interpersonal communication as well as marketing and public interactions, just being there « on the web » to be caught by any of us at any time, then abandoned, listed, commented and sometimes remixed.

The social web.

The formula that I started using two years ago (* 2011) still seems to be the most appropriate for my personal and professional opinion, regardless of academic research. By focusing on R&D and transdisciplinary, this formula takes into account the sociological aspects, semantics, semiotics, communications, media, technology, etc.

Online communication.

This expression seems to be the ideal formula for a classical point of view, but it reminds me of corporate communications and led to its square side. Online communication interaction can be a « push » when a company markets a product to consumers, or when a « ruling class » addresses a group in a paternalistic manner, or under the formulation of a BtoB campaign – business to business – it remains too professional and not very accessible to the general public.

Web and networks, a new « synchrony »

Yes, I use a lot of quotation marks! In the articles I am submitting to you readers, it helps to manage our language and mediate the online communication I am reaching out to you on the social web! With a target for online presence, and concern for self-expression and shared knowledge. This social and digital positioning is very much in line with current activism, and participatory democracy in its infancy. It spreads and restructures each time with entry points on online actions, which are used for experimentation in the “open culture”. Since the web is now more accessible to all, the practice of individuals is useful and applies to the entire population. we already know that my practice of « AR&D » , Applied Research and Development (?), is very useful to the new global economy. And here I use the term “international” instead of “global” on purpose and specifically to refer to international cooperation.

Synchrony, synchronicity

This term came to me with lively discussions with actors (comedians, « acteurs de théâtre ») in the vein of the practice of Stanislawsky which I enjoyed studying at Hunter College, City University of New York in 1986, with polish Professor Bogdan Trukan, who was amusingly speaking French while I was there to improve my English. The idea of synchronicity has pursued me until I read the work of Jean-François Vézina, Canadian psychologist and author, and this of course led me to read Jung. Vézina is approaching psychology with the artistic discipline of cinema, and this is a useful tip I have been using a lot! These two disciplines together, film and psychology, have served me extremely in my approach to digital communication. Imagine adding the discipline of music … I quickly found the term synchronicity with the web pioneers to finally have the pleasure of reading the last book by Daniel Goleman which fortunately makes it a little more formal for the discipline of emotional intelligence and social intelligence. I am interested in those two parallel and complementary disciplines: the practice of online social networks in terms of technology,

and that of the point of view of human communications,

creating two forms of synchronicity, one from computer programming and the other from human expression and perception.

Regarding the term perception, I stand strong with it because it is a term I got from the theory of communications which seems more appropriate than the term « reception » used by French researchers for the reception of artistic works by the public. Having also studied cultural mediation, I make a difference between perception and reception as I distinguish between the synchrony of computer codes and the synchrony of human thoughts expressed in an online conversation and social networks.

Do not be afraid of vocabulary!

The purpose of this dialectic is to have fun with words to defeat the fears about the practice of transdisciplinarity, an inescapable (unavoidable) practice. We did not take for granted the warnings from the great Edgar Morin… My approach is a reaction to the far too many bad practices, especially in France, for which we will never have enough time to explain and analyze. My analysis is based on very long-term observations, as in medical research, and practical experiments, such as in medical research laboratories. This is my « AR&D » in my Think&Do Tank. I talk about the pharmaceutical discipline on purpose because this topic will be developed and it is very much a current trendy topic in innovation. It includes the approach of transhumanism and the use of technological tools in biotech, and the development of certain (“de pointe”) economic sectors (this is written in 2011…).

To conclude with dialectics and « AR&D »…

Academic researchers are very separated from the business world, especially in France. People are teaching new disciplines with no materials and references, most of the time researchers have not been having a career or a professional role, and do not put their hands in the dirt (I have happily found some exceptions confirming this rule with its rarety). This addresses another societal issue. We knew this would happen but I have found that the formal and informal rules of academia make this obscure and poor, bringing poorly documented work and unverified knowledge to an unemployed population who do not know where to find labels of quality.

Analyzing bad practices is the only current solution in transmedia communication and the social web, to analyze and create methodologies and make recommendations. Analyzing one’s mistakes has always been the way of progress for human beings.

Labeling the quality is probably the next niche. Startuppers and politicians, on your marks!

My champions for this article: Edgar Morin – Brian Clark – Stuart Ewen

Une création transmédia ou un concept indéfinissable.

Article de septembre 2011 pour : www.cultural-engineering.com

Depuis quelques mois nous avons progressé dans la compréhension du terme transmédia. Ceci étant dit il reste un long travail à faire au niveau des valeurs qu’il transporte dans son univers non seulement de création, mais de communautés de l’Internet. A la base la rencontre de créations, de créateurs, d’industries, et un nombre considérable de discussions dans les réseaux sur le web, à travers des groupes et lors d’évènements privés ou publics, mais aussi des fils de discussions tant sur des plateformes ludiques, sociales que professionnelles.

La narration transmédia existe lorsque certaines conditions sont remplies et je vais m’en expliquer. Mais la narration transmédia, il me semble, est plus forte et plus durable si elle englobe des valeurs nécessaires aux bonnes pratiques de production, d’une part, et aux bonnes pratiques de la communauté au sens large, incluant le public et les usagers, qu’il s’agisse d’une audience passive, active, voire pro-active ou re-active.

Un récit est transporté et transformé. J’utilise à bon escient le mot transformation de façon à ce que les destinataires de mes messages aient dans leur esprit ce mot qui est aussi un synonyme du mot ouverture. Et non arrivons donc à la notion d’ouverture d’esprit.

Si votre récit est large et complexe il peut, grâce à la multiplicité des plateformes, des médias, s’étaler partout et se transformer en fonction du médium où l’histoire se déroule et en fonction des interactions qui vont en découler. Tout est possible. Tout reste à inventer.

Ce qu’on appelle dans les métiers des médias, le « storytelling », n’est en fait que le terme qui désigne la notion de récit, d’histoire dans le sens du conte. Ce qu’on appelle le « social media » est la forme de communication qui englobe les fonctions de l’Internet et qui est multiple dans le sens où cette communication fait appel à beaucoup de sens en même temps pour un être devenu « connecté ».

Peut importe les termes et les actions, ce qui ressort de cette imbroglio médiatique c’est que, comme d’habitude, chacun voit midi à sa porte. Les professionnels du marketing sont les plus rapides. Les industriels, vendeurs de matériel et services, mettent vite des moyens financiers et stratégies de marketing en place pour utiliser toutes les nouvelles techniques et astuces possibles pour mettre en avant leur marque. Logique. Les professionnels des industries culturelles reprennent le flambeau pour faire valoir leur talent et leur voix citoyenne. Légitime. Et les artistes arrivent en clamant leur indépendance et rappelant à tout va qu’ils avaient eu les idées avant en ressortant des dates et des études de cas, tout à fait compréhensible. Ne parlons même pas des chercheurs qui, entre temps, sont aller voir ailleurs pour être plus en phase avec leur idées (fuite des cerveaux).

En effet, ce qui a changé avec Internet, ce n’est pas seulement la totalité de nos relations et nos comportements, mais aussi la façon dont nous pouvons protéger nos valeurs et mettre en avant nos idées. Aller communiquer sur Internet est une démarche individuelle qui remet l’humain au centre de la vie sociale, politique, communicationnelle, certains diraient cognitive, et par conséquent culturelle.

La culture EST, du verbe être, elle n’a pas besoin de se dire exceptionnelle.

Le terme transmédia existe depuis bien longtemps et on s’est amusé sur le web en fouillant et en partageant à son sujet. Soit. Il fait référence à l’étude des médias, à la théorie de la communication. Il renvoi à des notions conceptuelles et non techniques. Il est toujours difficile pour des apprenants à absorber des concepts. Alors les postulats et la maïeutique peuvent aider. Poser des postulats permet de réfléchir et de discuter. La Maïeutique nous vient des philosophies grecques (encore eux) et redonne à l’humain sa valeur en l’amenant à trouver des solutions par lui-même et en étant dans une phase d’apprentissage qui le grandit.

Le fait que la technologie du 21ème siècle soit arrivée si vite dans les mains de tous les confortables citoyens des pays forts développés, a donné l’occasion au concept transmédia de démarrer une nouvelle carrière ! En effet dans les industries du cinéma et du jeu – jeu vidéo, jeu sur Internet et sur mobile – voire aussi maintenant dans l’industrie littéraire, ce terme renvoi à des notions de récit étendu sur plusieurs média qui donnent à l’histoire et à ses personnages plus d’envergure, qui donnent aux créateurs plus de possibilités de lecture, et qui actionnent les alarmes de la production et distribution de produits culturels qui génèrent des revenus.

L’utilisation du terme dans les réseaux des industries culturelles fait vite des adeptes, mais aussi rapidement des réactions vives qui invitent à une réflexion sur tous les sujets délicats : visite du droit d’auteur, modèle économique, gestion de communautés, comportements et usages du public, nouveaux métiers des médias et de la culture, transformation des modèles traditionnels, incorporation des domaines liés tels que l’éducation et la citoyenneté… Il y a une dimension politique qui émane de la création transmédia et c’est aussi ce dont parle le Professeur Henry Jenkins dans « Convergence Culture » qui devrait être traduit en français actuellement.

La narration transmédia telle que possible avec les arts et la culture, est bien plus puissante qu’une opération marketing qui veut tenter un nouveau modèle économique pour continuer à atteindre un public cible, ou qui veut expérimenter avec les usages des audiences dispersées sur les plateformes de diffusion. Elle fait appel à la reconsidération de la manière dont les créateurs travaillent ensemble ou non, avec ou pour leur public, à la manière dont les égos se reconsidèrent pour non seulement créer, faire passer un message, et atteindre un public, ou encore, faire que leur œuvre soit durable et qu’elle ne soit pas noyée dans la masse de contenus créatifs que nous avons formée. Et quand bien même j’ai pu rencontrer des créateurs qui revendiquent la création transmédia, lorsque vient le moment de la concrétisation, l’égo surchargé empêche souvent la co-création et l’anticipation sur la non-possession de l’œuvre du point de vue artistique et intellectuel.

Si une œuvre transmédia est large et complexe, même si elle peut être faite avec toutes sortes de budgets et contraintes, elle demande une association d’expertises qui doivent être conduites par un chef d’orchestre. Chacun jouant de son instrument dans une œuvre symphonique qui sera appréciée à chaque fois différemment par son public. Pour que l’œuvre puisse trouver son modèle communautaire et économique, il faut que les interprètes, les co-créateurs, soient tous associés dés le départ et que la transparence règne. C’est très difficile à faire pour des créateurs qui se sont formés au droit d’auteur et au marketing de soi-même.

Le langage utilisé par la communauté internationale de praticiens transmédia est déjà polémique en anglais, alors on peut comprendre qu’il soit tâtonnant en français. Mais lorsque l’on prend la peine d’ouvrir son esprit comme l’on ouvre un livre dans lequel tout peut arriver, on devrait être capable d’arrêter la polémique et de prendre une position progressiste d’apprenant qui ensuite nous amène vers la co-création.

Il y a certes des pré requis que nous avons, au fur et à mesure des siècles, identifiés pour pouvoir non seulement vivre en communauté, mais surtout créer en communauté, et c’est avec les médias et les pratiques numériques que tout cela prend encore plus d’ampleur. Le créateur qui sait s’ouvrir aux pratiques numériques dans toute leur fonctions et leur amplitude, peut devenir un praticien transmédia certes, mais il serait intéressant qu’il puisse aussi revenir aux traditions socioculturelles qui prennent en compte tous les médias, et pas seulement ceux qui génèrent des revenus auprès des fournisseurs d’accès à Internet.

Etant donné qu’une création transmédia est forcément plus porteuse avec au moins deux langues, et que nous avons intégré dans notre vie courante la globalisation, il va de soit que les ressources les plus abouties et intéressantes demeurent dans la langue anglaise de façon à partager avec plusieurs territoires et cultures. Il serait idiot de penser qu’il y a une prédominance américaine car, en effet, non seulement les penseurs anglophones sont souvent inspirés par des penseurs européens, voire français, mais il y aussi beaucoup d’échanges entres experts, chercheurs et praticiens de tous pays.

Mes postulats et accès à une série de liens et documentation (anglais) : http://www.slideshare.net/KHwork/transmedia-ready-masterclass-san-sebastian-film-festival-2011-bis

2011, OWNI.fr. Un journal qui n’a pas de bord

Origine de cette discussion. 1987, City University of New York, 68th Street, dans un amphi : “The medium is the message” (McLuhan), blablabla… I’m sitting at the back of the theater, amazed by the beautiful large room full of silent cosmopolitan students. It looks like we all have been required to take the « English As a Second Language » course. Oops, j’ai écris en anglais, c’est sorti comme çà du cerveau gauche… 

Je suis à bord du Web et je navigue en me laissant guider par les forces de la nature humaine. 

Revendiquer McLuhan, et maintenant Henry Jenkins, et donc Pierre Levy, bien que toujours fan d’Edgar Morin. Ceci devra donc être explicité, mais déjà nous pouvons voir un pont, le lien entre les années 60 et le 21ème siècle. 

Voici donc la suite de mes postulats inspiré par la recherche expérimentale et libre, indépendante donc, au sujet de la création “transmédia”. 

Publier librement. 

Bien que je pourrais continuer mon « Transmedia Diaries » sur Owni.fr, ce qui me donnerait somme toute plus de visibilité, j’ai choisis de le faire d’une manière introspective, directe et  franche, toujours expérimentale, et m’éloignant du journalisme je risque de gaver les internautes avec des propos égocentrés. Je « post » donc chez moi. Ce qui est pratique avec les média sociaux et la multiplicité des supports, c’est que je peux prévenir tous mes « followers » que je poste chez moi ! Mais bien sur, je réserve quelques surprises pour les éditeurs qui m’invitent à poster. Ici aussi nous aurons donc les chapitres qui vont bien, l’un dédié à la création, l’autre à l’égocentrisme, et je vous en passe des vertes et des pas mûres dans le futur sommaire (on se lâche, bloguer c’est fait pour çà et c’est un sujet d’article en soi). 

Jouer du Web sémantique et de la sémantique tout court. 

Je me marre avec le mot sémantique et les mots que des « experts du Web » puisent dans la langue pour leur donner une nouvelle définition qui l’éloigne de l’originale, tout simplement parce que nous n’avons plus assez de mots, mais aussi parce que ces soi-disant « experts » forment un petit cercle qui parle avec lui-même sans vraiment extrapoler et complémenter sa recherche. Pas assez de pluridisciplinarité dans le monde pluridisciplinaire. Typique, et typiquement français aussi. Paradoxal. Il faut inventer les nouveaux mots. Comme les nouvelles professions. Et si on revenait au Latin ? Evidemment ceci peut faire l’objet de nombreux articles. 

Restituer ma pratique des média sociaux. 

Faut-il expliquer ? C’est le comble, dirait le blogueur français qui revendique ses années de pratique pour justifier son travail et sa notoriété, car dans le Web ce n’est pas le talent qui compte, ni même la carrière, mais la notoriété (voire et voir le « Klout »…), et on s’amuse à les entendre se congratuler en faisant référence aux années, donc au temps, et non à la qualité, donc au talent et à l’expertise. Il ne s’agit pas de n’importe quelle notoriété, ici il s’agit de celle qui déforme les agents du marketing qui cherchent à calculer le retour sur investissement de façon tangible, alors qu’il s’agit non seulement du temps virtuel que l’on passe sur les réseaux mais surtout de la qualité de notre esprit (à développer, l’article, et l’esprit). 

Restituer ma pratique de la Communication Humaine («Human Communications») 

Commentaires ? Oui l’étude de la psychologie et de la philosophie, de l’histoire, de la socio et l’anthropo va nous aider. Mais si nous n’avons qu’une seule vie dans cette vie alors je prône le retour de la polyvalence, les actions autodidactes poussées (et non survolées) et la forme démocratique de philosophie qui entend que j’entre dans l’Agora et prenne la parole. On en revient à McLuhan qui mis en avant les média au moment même où les travaux sur la psychologique cognitive sortaient du lot aussi et où de nouvelles pratiques de développement de l’esprit humain faisaient le tour du monde. C’était donc bien le début du monde médiatique global, et les Beatles sont partis en Inde… « Let it Be ! » (je reviendrai sur ce point). 

Revendiquer le retour de la Polyvalence.  

Ce n’est pas trop tôt. J’ai cru qu’ayant commencé ma carrière à la fin des années 80 (il est temps de l’annoncer clairement ! Cf. le cercle des experts, morte de rire, comme on dirait chez les hackers), et étant donné la façon dont on recrute les salariés où mandate les prestataires en France, que je ne pourrai jamais faire valoir ma polyvalence. Trompée, je peux ! Je DOIS. C’est exactement en phase avec mon sujet transmédia. Pluri = Poly ? 

La polyvalence est non seulement une nécessité dans la création, mais dans la nouvelle économie qui point, et c’est un juste retour à la valeur des choses de la vie. La polyvalence valorisée, est une réponse au chômage, aux peurs, aux relations difficiles, au désir de succès et à la qualité des œuvres, sous réserve que la polyvalence n’empiète pas sur l’expertise. 

Revendiquer le retour de la qualité. 

Les années 2000 ont vu éclorent les labels de qualité de ceci et de cela. Dans les industries créatives (puisque c’est le « mot » en français, industrie pour secteur, et créative pour culturelle et artistique), on ne peut étayer un label de qualité, il me semble, bien que certains se donnent la peine abusive de le faire. Par exemple en apposant des logos de ceci et de cela. Je comprends la nécessité de la justification, je la pratique aussi, avec amusement. Et je passe l’éternelle discussion sur le sens critique, le goût, les critères… Ne voit-on pas non plus des évènements culturels établir des programmations qui ne tiennent qu’au goût d’une seule personne ? J’ai pratiqué, je vais en parler (écrire). 

La Qualité est le passage obligé pour faire sortir une œuvre du lot dans les méandres du Web, elle ne tient pas qu’à l’objet mais aussi aux regards et aux attentions que l’on porte à l’objet. 

Parler des choses qui fâchent. 

Argent, politique et relations humaines. Ceci étant totalement lié à la création transmédia, si ce terme doit tenir dans notre vocabulaire socioculturel, médiatique, créatif, voire politique (et oui !), il n’est pas question de laisser croire aux internautes que le terme transmédia est issu du Web et réservé aux changements radicaux de pratiques médiatiques et de diffusion des œuvres, réservé aux soi-disant experts qui sortent de partout comme des champignons. Mais où sont les ressources documentaires ? Lol. 

Faut-il donc se justifier ? 

Ceci entre dans la case « j’écris-en-français ». Et quand bien même je mettrais en application mon tag #Leavemycountry (« quitter mon pays »), si je veux parler à des francophones ou continuer de pratiquer les industries culturelles françaises, je dois faire cet effort désagréable de me justifier pour remettre les choses à leur place et pour expliquer pourquoi je me permets de poser quelques postulats ou demander à revenir sur un sujet qui doit être analysé avant d’être mal exploité. Et si on relevait un peu le nez de notre nombril ou smartphone ? 

Cela va t-il devenir un livre blanc ? 

Je ne sais pas. Mais par contre j’ai observé depuis une bonne année maintenant, que plusieurs personnes de l’entourage médiatique (au sens large) proposent des choses mais que personne ne s’y met vraiment, alors que tous les outils sont là. Quand on ouvre une place de discussion sur la toile, les écarts de compréhension sont tels que même les outils ne permettent plus la suite de la discussion. D’ailleurs quand une discussion fort bonne se déploie sur le Web (j’en parlerai), elle est finalement laissée à elle-même, comme une archive, car l’un des participants l’emmène vivre ailleurs en la transformant. Trans-former. C’est souvent un échec d’ailleurs, le déplacement du lieu de discussion (à voir dans l’aspect « Social TV »). C’est l’étude de ce que j’appelle les « groupes transients » et c’est exactement une extension de la forme démocratique. Les usagers resteront transients, c’est la valeur humaine, par contre il faut des lieux de discussion. Nous les créons. A ce sujet j’aimerais parler des travaux de la Fabrique de Démocratie, groupe de travail modulaire et libre que j’ai suivi un temps. 

Pratiquer une forme éditoriale. 

D’une part je vais déployer une série introspective, et d’autre part je mets en place la suite de ma recherche dans des groupes plus ou moins larges aux expertises complémentaires, où les idées évoluent de façon professionnelle et créative, ce qui veut dire qu’elles doivent générer un nouveau modèle économique. L’un de mes objectifs étant de générer des revenus qui vont permettre un investissement dans le développement de projets transmédia. Je me suis énormément essoufflée à développer des projets créatifs, et, au bout d’une petite vingtaine d’années, j’ai compris que j’avais raison de ne pas entrer dans les cases, et qu’une des solutions est de fabriquer ses propres cases, d’en faire le contour souple, mouvant, voire fluide, de façon à ce que le contenu (œuvre) et les média (supports) puissent s’autogérer, se tisser, en réinventant des modèles économiques pour chaque expérience. Il peut y avoir des contenus peu onéreux et des productions à gros budget. Comme d’habitude… Et bien sur toujours ce petit ton sarcastique qui montre que je suis dans l’humour, certes, mais dans l’exigence avant tout, et les valeurs humaines. Je quitte ceux qui n’ont pas la même exigence et je remercie Seth Godin. Lorsque je parlais de contenus et contenants, on me regardait avec un gros point d’interrogation. 

Aujourd‘hui on comprend mieux pourquoi des deux secteurs, ou phases même, sont des encrages nécessaires à la compréhension de la production d’œuvres.

Ecrire en français. 

Ayant testé l’anglais sur les écrans des alter ego dans la même recherche  (transmédia, et donc ?), j’ai bien vu que la révision par des natifs n’est pas la solution du conteur. Comme quoi l’on revient toujours au fameux mot clé : « storytelling ». Et bien sur le problème typiquement français, que nous explorons, je ne dis pas francophone ici, le français dans sa culture souvent mal exploitée. A propos de français, je prends la permission des choix qui peuvent déplaire aux gens des Lettres.   

Nota Bene (ah, le Latin…) : Lorsque j’ai commencé à écrire sur le net, mon amie Nicole était encore avec nous. Elle était une femme de Lettres et de Culture. Elle enseignait le métier de libraire et avait un goût pour la politique et les sciences sociales et philosophiques. Nicole aurait bien aimé être ma correctrice. Elle nous a quitté en Mai dernier alors que je lançais le prototype d’un outil pédagogique que j’ai créé pour affiner ma recherche, mes propos et mon partage. Merci Nicole d’avoir donné un signe si intense bien que douloureux. De même que d’autres ont quitté la terre alors qu’ils étaient en pleine expansion créatrice, et dans le partage, je rends hommage aux nombreux défunts de mon entourage, c’est eux ma force.  

2011 Août (OWNI.fr)

(archives blog de KH 2011)

De Paris à Marseille à Paris en passant par tous les fuseaux horaires…

Dans mon dernier article je présente des pistes d’écriture de mon journal de bord de mon étude transmédiatique. Je suis une sorte de machine R&D indépendante qui s’est exposée par le biais d’Internet alors que je fonctionnais en sous-marin depuis trop longtemps. Je me suis exposée, j’ai pris mal. Je suis blindée. On dirait Mad Max. 

Pour avancer je dois « Parler des choses qui fâchent » comme je l’indiquait dans une liste non exhaustive de sujets où je mentionne « Argent, politique et relations humaines. » 

En effet je souhaite profiter de l’été (et donc de sa mauvaise météo) pour faire le retour des évènements que j’ai soit organisé, soit co-organisé, dont je fus l’animatrice, voire parfois la bonne à tout faire, celle qui avance l’argent de poche qui est d’ailleurs quasi jamais remboursé, ce qui est souvent le cas dans des évènements indépendants et très petit budget (« very low cost »). A ce jour, aucune de mes actions ne m’ont rapporté de l’argent. Ce qui me tient debout financièrement c’est mon travail avec ce que j’appelle maintenant des « médias traditionnels ». 

J’ai restitué ma résidence d’artiste du mois de décembre 2010 où j’ai créé le premier « TRANSMEDIA STORM», avec l’aide de Pierre Côté de Montréal, qui a donné lieu à des sentiments mitigés, y compris chez moi (non, chez moi cela a donné lieu à une énorme colère). Malgré le fait que certaines choses ne se soient pas du tout passées comme prévu, le résultat a été productif pour tout un tas de personnes et dans plusieurs pays. 

On a vu éclore des blogs, des groupes, des articles, et des reportages au sujet de la thématique « transmédia ». Ce but est donc atteint. 

A la suite de cette aventure à risque (il faut préciser que je me suis faite voler tout mon matériel informatique et vidéo que j’avais laissé sur place…), et décevante sous certains aspects, notamment au sujet de la compréhension du mot transmédia par les français et le peu d’efforts faits pour lire les ressources documentaires en anglais ; j’ai souhaité répondre à une attente concrète observée dans les fils de discussion sur les réseaux sociaux. 

J’ai donc lancé l’idée du BARCAMP INDEPENDANT, finalement appelé TRANSMEDIACAMP, ce qui veut dire : non sponsorisé par un FAI ! En fait, l’expression Barcamp indépendant est un pléonasme mal placé ! ….

EDITORIAL DE QUOI ? 

C’est donc dans la partie « Owni.fr » que je publie la partie neutre et qui va présenter quelques actions qui ont été menées à l’occasion du TRANSMEDIACAMP à Marseille au mois de Mai dernier en compagnie d’une équipe de transmédiateurs de toutes les horizons. 

-> Retour du TRANSMEDIACAMP sur Owni.fr 

Cependant, dans la rubrique « Argent, politique et relations humaines », sujet du jour, je réfléchis à la manière dont je vais éditorialiser mon expérience transmédia à la fois professionnelle et personnelle. 

S’il m’est souvent arrivé de consulter des soi-disant experts en réseaux sociaux, en « communication digitale » (numérique ?), ou autre praticien qui lance son activité autour du marketing, de la presse et de l’Internet, je me suis à chaque fois retrouvée le bec dans l’eau. Mais pour la bonne cause ! L’expérience professionnelle et le regard médiatique et créatif de la personne consultée me montrait à quel point il est important de se faire confiance à soi-même et de ne pas se laisser ni impressionner, ni manipuler par qui que ce soit ! Ce n’est pas la technique qui doit prévaloir. Oops, cela me rappelle que dans le monde du coaching, tout le monde est coach, et dans la création tout le monde est un auteur… 

Il est temps de passer et penser (et panser) aux choses sérieuses et inventer les nouveaux métiers qui naissent de la convergence des médias. 

J’ai fais le tour de la question, cherché, évalué, testé, rencontré, lu, traduis, questionné, interviewé, filmé, édité, écouté, observé et commenté… Et j’y ai mis des moyens. Le tout sans un sponsor, sans une université. Je l’ai fait par conviction, par goût pour ma propre politique culturelle et pour développer des projets expérimentaux, ce qui d’ailleurs est mon dada depuis ces fameuses années cannoises (là, oui, un livre de mémoires !).

Il me semble avoir accumulé autant d’expériences riches de polyvalence et d’éclectisme dans les domaines des média, de la culture et du cinéma, car votre humble serviteure (auteure, avec un e) fut embarquée à bord d’une discrète carrière poussée par mes petits bras dans les méandres de la société civile cosmopolite ! Depuis le temps que je cherche à écrire ma vie qui serait titrée ainsi : « Interminable du spectacle ! »  20 ans en tant qu’intermittente du spectacle. Ado je projetais des films en 35mm à la Maison des Jeunes de Cannes et au 21ème siècle j’ai assumé ma reconversion en prenant la peine de tout re-apprendre et vérifié. Oh si, oui je suis retournée à la fac et j’ai fais ma validation des acquis, mais quoi, ce qui compte c’est le cran qu’il faut pour dire que je suis vraiment « TRANSMEDIA READY» ! 

J’ai fais ma convergence individuelle. A la manière de Jung, mon individuation, et au niveau de la société, mes contributions, aussi. J’ai assumé. Et c’est sans doute pour çà que les uns et les autres sont plus ou moins reconnaissants du partage que j’ai souhaité faire et de la mise en œuvre de travaux collaboratifs. C’est l’effet miroir que l’on utilise en psycho. Il ne s’agit plus de projection sur un écran, mais de projection tout court. 

Une erreur de casting peut-être profitable à l’histoire. 

J’ai été naïve, c’est typique et j’en raconterai des pires au sujet des créations d’entreprises des années 90 dans le « show biz »… Mais voilà, je fais signe à ceux qui, plus jeune sans doute, ne font pas l’effort de vérifier et qui viennent avec leur dents rayer mon parquet : attention, j’ai bien protégé, finalement, vous savez quoi ? C’est le comble, en fait d’expertise, je l’ai, mais je ne savais pas qu’elle avait de la valeur. Les cordonniers sont les plus mal chaussés. Et ce sont justement les valeurs humaines que je cherche à faire avancer, et pas la branlette du web 2.0 ou des innovations de ceci et de cela, et quand on creuse, on voit tous les défauts. Il ne faut passer une couche de vernis, il faut nettoyer, désinfecter, recoudre et reprogrammer, tout est là pour que çà marche. Pour çà je suis prête car les valeurs passent avant tout, ce n’est pas la technique qui prône, c’est notre HISTOIRE et nos VALEURS. 

 Etre prêts ce n’est pas avoir son K-Bis ou le dernier ou premier site web, ou son énième follower, ou savoir reprendre et rediriger, être prêts c’est cette polyvalente transformation qui fait que l’on sait optimiser ce que les autres ont avant tout avec grâce et gratitude et toujours, toujours, avec du travail et du talent ! L’un ne peut aller sans l’autre. 

La valeur de la valeur, c’est ce qui fait craindre et gagner en même temps, c’est la valeur du marketing 3.0 et de la prochaine étape dans la construction des méthodologies de travail dans le monde global et convergé.  

Et donc ce TRANSMEDIACAMP ? 

Voici les coulisses : 

Je tiens à remercier une personne tout particulièrement pour sa fidélité et son intégrité : @Marsattac, aka EMMANUEL BETHOUX, qui a fait un travail extraordinaire de veille, de restitution et de service pour la communauté sur la thématique transmédia afin de faire des ponts entre les praticiens et chercheurs indépendants et toute la panoplie de ressources en ligne. 

Je tiens à remercier FERNANDO CARRION pour m’avoir « choppée » sur le net et avoir su me faire travailler de la façon la plus productive possible en donnant des moyens, une opportunité et surtout de la confiance et un accompagnement. Il a produit et animé le 1er TRANSMEDIA LIVING LAB Madrid 2011. Fernando est un vrai producteur/curateur ;-)

Merci à HENRY JENKINS, CHRISTY DENA, ANITA ONDINE, ROBERT PRATTEN, SCOTT WALKER et ALISON NORRINGTON, pour faire les signaux qu’il faut. 

Merci à CYNTHIA JABAR pour m’avoir aidée à lancer le « Jeu des 7 familles transmédia » qui a une longue vie devant lui.  Merci à tous ceux qui ont su apporter un soutien à des moments particuliers de questionnement, vous êtes nombreux et actifs. 

Tip of the day (conseil du jour) 

 Soyez PRO-actifs, avec le mot PRO devant, cela sera encore plus PROductif, vous en avez les capacités. 

Faites aussi en sorte de respecter vos valeurs humaines de façon intrinsèque, c’est ce qui va permettre d’aller vers l’excellence de façon à ce que les PROjets soient en phase avec vous et votre audience (si vous souhaitez en avoir une).